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Le mot du directeur

Etudes judiciaires ? On peut s’interroger sur le sens de la qualification de notre Institut. En effet, les étudiants qui intègrent notre « Institut » ont au moins quatre à cinq années d’études juridiques derrière eux. A quoi bon, dès lors, poursuivre encore des « Etudes Judiciaires » ?

En réalité, cette appellation porte en creux des activités nouvelles destinées à parfaire leur parcours universitaire de juristes et à les rapprocher de leurs objectifs professionnels. Cette originalité en fait un instrument pédagogique central,  inscrit dans la Faculté de droit et l’Université de Strasbourg.

Pour prendre la mesure de cette nouveauté et de cette originalité, il faut d’abord éclairer cette distinction, invisible au non juriste, entre « juridique » et « judiciaire ». Les premières années d’études à la Faculté de droit sont consacrées à l’étude des disciplines juridiques, du droit en général. A l’Institut d’Etudes Judiciaires, nous nous intéressons au « judiciaire » c’est à dire au fonctionnement de la justice et de la police, à la vie des tribunaux en France comme à l’étranger, à l’activité des magistrats, des avocats et des huissiers, à la perception de la justice par les citoyens et plus généralement au rôle de la justice dans nos sociétés. Chaque année un cycle de conférences autour du thème de la justice est organisé par l’Institut à destination des étudiants mais aussi de tous les professionnels du droit pour stimuler les rencontres et la réflexion collective. Ces échanges sont aussi prolongés par une activité de recherche de haut niveau s’inscrivant dans le cadre d’études doctorales et des projets universitaires pluridisciplinaires (droit, économie, sociologie, philosophie, histoire).

Mais, les études « judiciaires » de notre Institut se trouvent aussi portées par d’autres objectifs : assurer aux étudiants une préparation aux examens et concours qui leur permettra d’exercer une profession « judiciaire » : avocat le plus souvent mais aussi magistrat, commissaire de police, officier de gendarmerie ou même notaire. Deux cycles majeurs de préparation sont proposés l’un à l’examen d’entrée à l’Ecole d’avocats, l’autre aux grands concours administratifs « judiciaires », en partenariat avec l’Institut de Préparation à l’Administration Générale (IPAG).

Il s’agit d’accompagner les étudiants en droit dans ce passage difficile du monde des études universitaires  vers la vie professionnelle. Cette mission est trop importante pour la laisser seulement aux soins des établissements privés de préparation.

Toutefois, la réussite aux examens et concours de nos étudiants serait une satisfaction de peu d’importance à mes yeux, si elle ne s’accompagnait pas du fait que chacun d’eux aura acquis grâce aux activités de l’Institut, la conviction qu’un bon professionnel de la justice est aussi celui qui réfléchit à son sens.

Quentin URBAN
Directeur de l’Institut d’Etudes Judiciaires
Université de Strasbourg